SIX PETITS ANGES ONT GRAVI L' ESCALIER VERS LE PARADIS...

 

Tristes nouvelles en cette veille de Noël et de Fêtes...

Deux « donneurs de bonheur » nous ont quitté !

Deux illustres personnages, aux vies certes bien remplies, comblés par leurs réussites respectives et leurs amours nombreuses, leurs « fans » , leurs lecteurs, leurs auditeurs, les femmes de leur vie, leurs enfants et petits-enfants, et nous, le public, le peuple des admirateurs -car on est bien obligé d' admettre qu'une telle longévité dans la vie publique a quelque chose d' admirable non ?-

En-dehors du lot -hélas habituel- des problèmes humanitaires dont nous sommes les témoins permanents, on pensait que les mauvaises nouvelles cesseraient ne fût-ce que pour la « trêve des confiseurs » mais hélas, un horrible « fait divers » comme on qualifie souvent ce genre de tragédie, vient endeuiller six familles, plusieurs villages, et même toute la nation...

Six petits innocents viennent de nous quitter dans de terribles conditions, emportés en quelques secondes à quelques jours d'une fête qui devait leur apporter tout le bonheur que l'on souhaite aux enfants que l'on aime... Retour joyeux de l' école dans un car qu'ils connaissent bien, avec au volant une conductrice certainement choisie pour sa compétence, sans doute même de pour sa « douceur de pilotage » -et là j' ouvre une parenthèse, vous avez bien compris que ce n'est pas de l' humour noir, les faits sont trop graves , mais c'est juste parce que j'avais déjà remarqué à Paris, et maintenant ici à Bordeaux, que les bus conduits par des femmes nous « malmènent » infiniment moins que ceux conduits par des hommes , en tous cas très souvent ! - Les parents, rassurés comme chaque jour (« au moins les enfants sont bien à l' abri dans le car, vous imaginez, chère amie si nos petits devaient faire le chemin à bicyclette ou plus tard, ados, en scooter ! Les dangers de la route etc...)
Que s'est il donc passé ???
Difficile d'imaginer la conductrice s'engageant alors que les feux clignotent au rouge, voire même que les barrières commencent à s 'abaisser ?
L 'enquête le dira...
Mais tout de même... Depuis que l'on a connu tant de drames semblables, ne pourrait-on pas doubler la sécurité avec une signalisation renforcée (par exemple un premier feu ORANGE commandé par le train un kilomètre avant le rouge, soit 30 à 45 secondes avant, pour prévenir suffisamment à l' avance un véhicule... Après tout c'est ce que nous avons sur nos feux en ville non ???
C 'est une idée comme une autre...

Mais je pense aux enfants, et bien sûr à leurs parents, leurs familles, amis, les petits camarades présents ou non dans l' autocar, leurs traumatismes, leurs chagrins...

C 'est une maigre consolation je sais, mais voilà … « I have a dream » avait dit le pasteur Luther King... Dans ce rêve, les deux derniers arrivants au Paradis, un certain « Comte D 'O... » et une certaine « Idole » (des jeunes jusqu'à 99 ans au moins!) ,après avoir fêté leurs retrouvailles avec leurs nombreux amis ( on dit que « Johnny » remonte un groupe avec « Jimi » comme guitare-solo, Entwistle à la basse, Prévotat à la batterie, Ray Charles aux claviers et pour la section « vents » : Gillespie, Getz, Brecker ! Entre autres évidemment – Erick Bamy est chargé de recruter les choristes ! ) ; Quant à « Jeand 'O. » il a été accueilli à bras ouverts par « Simone » une copine de l' Académie !
Nouveaux arrivants là-haut ils ont été ovationnés par tous leurs amis, même les étrangers ( Elvis, Ricky, Buddy, Vince, Gene, Eddie et tant d'autres, curieux de connaître enfin celui qui avait fait découvrir aux « petits Frenchies » leurs créations originales – Il y a même un certain « Chuck » qui s'est mis à leur tourner « autour et autour » en faisant des pas de canard et en leur chantant en grattant sa guitare les rares mots de Français qu'il connaît : « c 'est la vie... disent les anciens... » !

Le Grand Chef, un barbu assez âgé, leur a fait un petit discours de bienvenue, et un beau gosse aux longs cheveux est venu au-devant de « Johnny » accompagné de ses parents, un charpentier et une femme très douce « Marie » qu'il présentée comme « maman » , ainsi que sa fiancée une certaine Marie-Madeleine (très « sexy » je crois qu'elle a tapé dans l' œil de Johnny et même de « Jean d' O. » tous deux pas en reste quant à la brillance de leurs yeux d' azur !!! )
Tout ce petit monde a remercié « Johnny » pour avoir parlé de Marie, de son charpentier etc...Le beau gosse aux cheveux longs l' a même remercié de l' avoir comparé à un « Hippy »

Johnny qui comptait prendre du repos a dit à « Jean » : « ça y est, à peine arrivé le cirque recommence ! Je m'en doutais, « Freddy » m'en avait parlé : « show must go on »... !

Les nouveaux ont pris possession de leur nouvelle demeure... En fait ils peuvent être nulle part et partout à la fois... De toutes façons, dans ces « plaines éternelles » pas de désir inassouvi, pas de violence, et en plus on peut être en contact immédiat avec ceux qu'on a laissés en bas -comme dans les films « Ghost » ou « Always » par exemple... Et puis on a tout ce qu'on veut et tout de suite !

Quelques jours après leur arrivée, lorsque Johnny et Jean ont appris le drame de Millas, ils se sont aussitôt proposés pour accueillir les nouveaux arrivants, afin d' adoucir la soudaineté de leur voyage...

Jean a écrit une série de contes et nouvelles et Johnny, se souvenant de son intervention dans l' école de sa plus jeune fille, a récupéré la très belle « Gibson J 200 N » (achetée à Paris chez le fameux « Narbé » un « luthier d' expérience », fournisseur bien aimé de très nombreux guitaristes), pour leur préparer un récital autour des « Christmas Carols » -chants de Noël- ( en fait ils vont remonter une chorale notamment avec « Franckie », « Dean », « Nat » et quelques autres dont « Glenn » qui leur chantera « Bienvenue aux nouveaux garçons arrivés en ville »...

Sur notre petite boule brillante, il y aura de la joie, espérons-le, malgré les peines et notamment le chagrin des amis et parents de ces nouveaux anges... Les sapins et les cadeaux les attendront en vain
Mais je suis sûr que leurs proches sentiront le souffle de leurs ailes déployées lorsqu'ils se poseront tout près d'eux et qu'ils les aideront à surmonter leur peine... 

Le temps, s'il n' efface en rien le souvenir, peut atténuer la souffrance... Si vous croyez qu'une partie au moins de mon « conte » peut être vérité, alors vous pourrez avoir en vous l' espérance que, quand le moment sera venu -et seulement à ce moment que vous ne pouvez pas décider vous-même-, vous retrouverez tous ceux qui vous manquent, en attendant, montrez-bien à ceux qui sont autour de vous combien vous les aimez et surtout, n' hésitez pas à le leur dire, ça n' a rien de ridicule de répéter à ses proches, ses enfants, même son chat ou son chien, qu'on les aime ?


Souvenez-vous :

« The greatest thing, you' ll ever learn, is just to love and be loved in return... »

(Nature Boy, chanson inoubliable notamment par Nat King Cole)