WINTON MARSALIS BIG BAND IN BORDEAUX...
Hier soir, vingt heures, les "connoisseurs" comme on dit en Anglais, se pressent dans le hall de l' Auditorium... Et pour la bonne cause "JAZZ AT LINCOLN CENTER" avec l' orchestre de Marsalis...J 'espérais y revoir Victor Goines (rencontré à Paris avec son collègue Wes Anderson dans mon magasin "Quintette Musique") mais il n' était pas au sein de l' orchestre -Qu'importe, quinze magnifiques musiciens : 4 trompettes -dont Marsalis-, 3 trombones, 5 saxes /clarinette/flûte , un contrebassiste, un batteur et un pianiste soutenant l' ensemble... En prime un superbe soubassophone qui sera joué une seule fois par un tromboniste histoire de nous rappeler l' origine Neo-Orléanaise du jazz... Car c' est bien du "jazz" au sens primal que nous avons entendus... Plusieurs arrangements sur Duke Ellington (oui, celui-là même que j' appelle "le Beethoven du XXe siècle)
Des compos diverses dont une "latino" dûe au contrebassiste... Tout cela excellement orchestré et ponctué d'excellents solos de trompette, trombone, clarinette, sax alto... A ce sujet, toujours pour les "connoisseurs" remarquons l' usage d'instruments à vent "vintage" pour la plupart, notamment de marques américaines (par ex. sax baryton"Conn" des années quarante ou cinquante) Je n' ai pu approcher les musiciens après concert étant venu avec un ami pianiste qui était pressé de repartir... 
En tous cas, cet ami, très grand professionnel à Paris jadis, a infiniment apprécié ! Ah, un détail : parité presque parfaite Noirs/Blancs dans l' orchestre, tenue vestimentaire unique et impeccable, y compris le leader, et...pas de "RAP" bien sûr, juste deux chansons bien interprétées et un hommage à la France avec "Minor Swing, de Django, et "La Vie en Rose" !
(Désolé, pas de photos, c' est interdit...)

Non le jazz ne mourra jamais, bien au contraire, il est le Phénix de la musique, qui renaît sans cesse de ses cendres !

* phrase favorite de mon "père sprituel en musique" Adrien Marès -pour mémoire, ex-accordéon/clarinette/sax baryton chez Ventura, Raymond Legrand, Jcques Hélian), qu'il  s' amusait à me glisser à l' oreille quand un piètre musicien essayait de nous "éblouir" par son médiocre talent !